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L’industrie canadienne de la restauration fait face aux défis de la chute du huard et à la hausse des prix des aliments

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En janvier, le dollar canadien a atteint son plus bas niveau en près d’une décennie atteignant 69 sous US. Certains prévisionnistes prévoient même que la valeur du dollar canadien continuera de baisser pour atteindre un niveau record de 59 sous US à la fin de l’année.

 
par Kristin Menas, Technomic Inc.

Mais qu’est-ce que cela signifie pour l’industrie de la restauration?

 
La baisse de la valeur du dollar canadien fait grimper les prix des aliments. Par conséquent, les consommateurs en subissent les répercussions dans la rapide hausse des prix à l’épicerie qui ne montre aucun signe de ralentissement. Comme à peu près 80 % de tous les fruits et légumes frais au Canada sont importés, leurs prix sont particulièrement sensibles aux fluctuations des taux de change. On s’attend également à ce que le coût de la viande, du poisson, des produits laitiers, des œufs et des grains augmente en 2016. Normalement, on pourrait s’attendre à ce que les prix plus élevés à l’épicerie incitent les consommateurs à se tourner vers les restaurants. Cependant, les restaurateurs sont confrontés à des problèmes similaires à cause des fluctuations des prix des denrées alimentaires.

 
La majorité des restaurants prévoient d’augmenter leurs prix dans la première moitié de 2016. Cet ajustement est nécessaire pour beaucoup d’exploitants qui cherchent à éviter un déficit en raison de la forte inflation des prix des aliments frais. Les exploitants doivent cependant faire attention de ne pas continuellement monter les prix pour contrer l’augmentation des coûts alimentaires, car il y a une limite à ce que les consommateurs peuvent prendre. En définitive, les consommateurs vont atteindre leur limite, et les restaurateurs vont devoir trouver de nouvelles stratégies pour réduire les coûts.

 
Une façon pour les exploitants de lutter contre la hausse des prix des aliments consiste à «acheter canadien». Les chefs qui mettent en vedette des ingrédients saisonniers locaux seront moins touchés par ces pressions financières, comparativement à ceux qui importent des produits alimentaires exotiques ou qui servent des plats préparés avec des ingrédients hors saison. Non seulement cette stratégie aidera-t-elle à maintenir les prix du menu plus bas, elle plaira également aux consommateurs qui demandent continuellement des offres fraîches, de haute qualité.

Kristin Menas est rédactrice en chef adjointe, marché canadien et boissons pour adultes, chez Technomic Inc. à Chicago.