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Faire augmenter les profits grâce au thé

Les ventes de thé augmentent de manière significative dans toutes les régions du Canada, et le volume de thé vendu au pays a plus que doublé au cours des 20 dernières années.

par Lawrence Herzog

On observe cette croissance dans tout le réseau des épiceries et dans celui des services alimentaires, où des exploitants astucieux de restaurants et de maisons de thé et de café savent profiter de l’attrait du thé pour les consommateurs.

Un bilan sur les tendances de l’industrie, présenté par l’Association du thé du Canada illustre bien à quel point le segment est en pleine ébullition. «Les analyses indiquent que la consommation de thé s’est accrue du tiers et peut-être même plus, au cours des 10 dernières années», disait Louise Roberge, présidente de l’Association du thé du Canada.

Statistique Canada indique qu’entre 2006 et 2009, la consommation par habitant est passée de 62,04 litres à 78 litres et qu’elle se chiffrait à 93 litres en 2011, mais Mme Roberge croit que cette estimation est élevée à cause d’une modification de la méthode de calcul. En 1991, la consommation moyenne était de 36 litres par personne.

La part totale en dollars des thés de spécialité vendus au Canada a grimpé de 7 % entre 2010 et 2011 et représente maintenant presque 58 % de la valeur totale du thé au pays, selon l’Association du thé du Canada. L’Ouest et l’Ontario mènent le pays en termes de ventes de thés de spécialité, et le thé noir demeure dominant dans une seule région du pays : le Canada atlantique.

Les portions de thé chaud servies dans les services alimentaires canadiens ont atteint 379 millions en 2012, en hausse par rapport à 346 millions en 2008, de dire Mme Roberge. La valeur totale des ventes à l’échelle nationale se chiffre maintenant à 760 millions $. Au cours des cinq dernières années, les portions de thé chaud dans les services alimentaires ont augmenté de 3,5 % par année, en moyenne. Les portions de thé glacé servies au Canada sont plutôt stables, baissant légèrement de 215 millions $ en 2008 à 209 millions $ en 2012.

«Nos études indiquent que 80 % des Canadiens boivent du thé à la maison, mais que la plupart n’en boivent pas à l’extérieur, soulignait Mme Roberge. Le thé figure toujours au menu des services alimentaires, mais, étant donné que la qualité et la préparation du thé laissent à désirer, beaucoup de consommateurs n’en commandent pas. Le segment a du potentiel, et les exploitants qui savent s’y prendre avec le thé verront leurs ventes augmenter.»

«C’est un peu plus compliqué de faire une tasse de thé que de faire une tasse de café. Il faut que l’exploitant le prenne au sérieux et sache saisir l’occasion.»